Grèce : signez la pétition à l’initiative de l’Humanité

Posté le 24 février 2012 par Patrick Le Hyaric dans S'INFORMER



Grèce : signez la pétition à l’initiative de l’Humanité

Le journal Humanité a lancé une pétition de soutien à la résistance du peuple grec. Elle a déjà recueilli plus de 9000 signatures en ligne et plusieurs milliers sur papier. Signer et faites signer la pétition, et lisez l’appel de Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.

« Je m’adresse à tous les salariés, à tous les peuples de l’Europe »

Et si dans les mois, les années qui viennent nous étions traités comme le sont les Grecs ? Plan d’austérité après plan d’austérité, les autorités européennes leur imposent une effroyable purge sociale : diminution du salaire minimum de près d’un quart -en France une telle mesure ramènerait le SMIC à 1000€, suppression cette année de quinze mille emplois publics, nouvelle baisse des retraites, diminution de la sécurité sociale, privatisation de quatre nouvelles entreprises.

C’est une effroyable saignée qui épargne les armateurs, la riche Eglise orthodoxe, les banquiers et les spéculateurs. On ne peut tolérer que soit ainsi traité au XXIème siècle, sur le continent européen, un peuple qui a légué au monde les principes de la démocratie aujourd’hui piétinés par les autorités européennes. On ne peut accepter que soit niée sa souveraineté et qu’il soit soumis à la « discipline budgétaire » et à « la surveillance » tandis que les marchés financiers et les banques le spolient avec des taux d’intérêts usuraires. Cette danse macabre des vautours de la finance qui dépècent la Grèce doit cesser. Il faut leur couper les ailes sinon ils s’attaqueront à d’autres proies en Europe. Leur austérité mène à la ruine.

Avec les Grecs, refusons-la avec d’autant plus de force que les deux traités européens écrits par Sarkozy et Merkel visent à imposer partout dans l’Union européenne le garrot qui étrangle la population grecque. En Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal, dans toute l’Europe, rassemblons-nous sur une exigence simple et réaliste : que la Banque centrale européenne prenne en charge la dette grecque et avance à ce pays directement les 130 milliards dont il a besoin au même taux qu’elle le fait pour les banques privées, c’est-à-dire à 1%. Ne pas le faire serait un crime !

Oui, Grecs nous sommes dans la solidarité en refusant de l’être demain dans le malheur qu’on leur fait subir.

10 Commentaires »

  1. Marie-Catherine Gautier 27 février 2012 à 13 h 56 min - Répondre

    « L’Europe sans la Grèce serait un enfant sans certificat de naissance ». (attribué à Giscard d’Estaing !!! au moment de l’entrée de la Grèce dans l’Union Européenne)
    Nous sommes tous grecs. Sauvons la Grèce et notre Europe de l’apétit de la haute finance, Sauvons notre culture commune et diverse à la fois. Sauvons nous du matérialisme et d’une économie de compétitivité qui écrase tout sur son passage. Autre citation « Je crois aux forces de l’Esprit »

  2. Thierry 26 février 2012 à 17 h 39 min - Répondre

    Je viens de trouver un site étrange : http://www.greeceischanging.com/fr/who-we-are/
    Un consortium d’entreprises grecques qui apparemment estime qu’ils ont fait beaucoup d’efforts et qui engage une campagne de com à l’attention des européens. Ils disent entre autre
    « Nous travaillons dur et nous payons nos impôts. Et pourtant nous subissons injustement les idées
    reçues actuellement si répandues au sujet des Grecs. Nous sommes européens et nous aspirons à jouer un rôle constructif au sein de l’Europe. Nous tiendrons nos engagements. Nous avons déjà fait des sacrifices. Nous sommes prêts à en faire davantage. C’est notre avenir qui est en jeu »
    Prêt à faire encore des sacrifices pour adapter la Grèce aux marchés financiers?

  3. Yoann 24 février 2012 à 21 h 31 min - Répondre

    Si l’on ne se réveille pas maintenant par la mobilisation et les urnes, le réveil à l’aune du nouveau capitalisme fasciste risque d’être beaucoup plus difficile, notamment pour ceux qui se sont cru à l’abri…

    Le soutien au peuple grec est tellement évident, puisque c’est nous !

  4. Gargaud Daniel 24 février 2012 à 19 h 05 min - Répondre

    Camarades, Les gens, les Peuples.

    Elle ne fait pas de bruit, elle s’organise, elle veut tout changer, elle amasse des millions non pas des euro ou des dollars, mais des millions de gens qui de par le monde inexorablement se prépare à faire la révolution contre le capitalisme et sa xénophobie ambiante. Oui nous sommes solidaires avec le peuple Grecque, avec tous les peuples qui enfin relèvent la tête pour dire NON à ce système mondial de destruction massive de nos emplois, de nos vies. Créons les conditions de la révolte des peuples. RÉSISTANCE !!

  5. bleu mer d'eux 24 février 2012 à 17 h 35 min - Répondre

    Cette histoire de dette me paraît-être la plus
    grande escroquerie de tous les temps :…….
    et si ceux qui nous demandent aujourd’hui de rembourser étaient les mêmes qui jusque là nous auraient dérobé auparavant
    les mêmes sommes ? autrement dit nous,
    « serions quitte » et plus rien n’est dû !

  6. Leschi Gérard 24 février 2012 à 17 h 30 min - Répondre

    Les gouvernements de droite , majoritaires en Europe , préfère écraser le PEUPLE de Grèce , plutôt que de permettre au technocrate non élu ,qui dirige le gouvernement Grec ,de faire payer les orthodoxes et les barons de la flotte commerciale grecque , car ils sont tous du même parti en Europe !!

  7. Jean Gautier 24 février 2012 à 12 h 53 min - Répondre

    Comme par hasard, la crise de la dette est un bon moyen d’accélérer la destruction des protections sociales et des services publics.

    Le cercle vicieux :
    Austérité => déprime la demande => des entreprises licencient, ferment => récession économique => baisse rentrées fiscales => la dette augmente

  8. Cazals 24 février 2012 à 11 h 53 min - Répondre

    On sans rapproche à grand pas de la Grèce !

  9. Monticelli Marc 24 février 2012 à 11 h 50 min - Répondre

    Sutien au peuple grec